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Dernière mise à jour :  29/04/2014 à 10:19

Evénements sur la mise en place de l’Initiative pour l’emploi des jeunes [archive]

Début avril, la commission des Budgets en partenariat avec la commission de l’Emploi et des Affaires sociales du Parlement européen ont organisé une audition publique pour faire le point sur la mise en œuvre de l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ) dans les Etats membres de l’UE.

Introduisant la réunion, l’Eurodéputée Elisabeth Morin-Chartier (PPE, Ouest) a insisté sur la nécessité de combiner les efforts à tous les niveaux, au-delà de l’IEJ, afin de faire face à l’urgence de la situation. Frédéric Daerden (S&D, Belgique) a quant à lui considéré que l’IEJ était l’un des seuls éléments positifs ressortis de la négociation budgétaire de février 2013 entre les Etats membres de l’UE (voir IE n°134).

A l’occasion de ce débat, Michel Servoz, Directeur général de la DG Emploi à la Commission européenne, a tout d’abord rappelé la différence entre la garantie jeunesse, qui constitue le cadre politique des efforts en matière de lutte contre le chômage des jeunes en Europe, et l’IEJ, qui est l’instrument financier. Dans le cadre de la garantie jeunesse, vingt-deux Etats membres sur vingt-huit ont déjà soumis des plans de mise en œuvre. Parmi les difficultés identifiées par la Commission figurent la coordination interministérielle et la prise en compte des jeunes hors formation/emploi/éducation. Sur la partie financière, le budget de 6 milliards € initialement prévu au niveau de l’UE devrait finalement atteindre quelques 17 milliards €, grâce aux contributions nationales complémentaires.

Le représentant espagnol a dénoncé l'incohérence entre la taille du problème que forme le chômage des jeunes et le montant du budget alloué. Appelant à ne pas comptabiliser les contreparties financières de l'IEJ dans le calcul du déficit national, il a indiqué qu'il craignait que la totalité des fonds européens ne soit pas utilisée.  

Le Forum européen de la jeunesse a souligné la nécessité de garantir la qualité des emplois, des stages et de l'apprentissage. Demandant que l'accès à la formation ne conduise pas à une réduction des allocations sociales, cet organisme recommande d’impliquer directement les jeunes dans les mesures décidées par les services de l'emploi.

Parmi les spécificités caractérisant la mise en œuvre de l'IEJ en Pologne figurent: un partenariat avec le corps des volontaires du travail, une entité spécialisée dans les programmes de volontariat cherchant à toucher les jeunes les plus vulnérables; et une coopération entre universités et banques, afin de proposer des prêts à taux préférentiels aux jeunes souhaitant lancer leur entreprise. En Belgique (Wallonie), un travail inédit a été conduit avec les représentants du secteur de la jeunesse et une formation spécifique "jeunes" va être proposée aux conseillers du service public de l'emploi.

La garantie jeunesse était également au cœur d'une grande conférence organisée le 8 avril par la Commission européenne. Lors de cet événement sont intervenus de nombreux représentants de réseaux européens impliqués dans ce domaine ainsi que plusieurs coordinateurs nationaux de la garantie, au niveau des Etats membres de l'UE.

Au niveau français, il est à noter que le député Philip Cordery (PS) est chargé d’un rapport d’initiative sur la garantie jeunesse, au sein de la commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale.

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