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Dernière mise à jour :  17/12/2012 à 15:59

Journée sur le réseau transeuropéen de transport 2012 [archive]

Le 28 novembre à Bruxelles étaient rassemblés de nombreux représentants du milieu européen du transport pour la cinquième édition de la journée annuelle de débats consacrés aux réseaux transeuropéens de transport (RTE-T). Lancé à l'initiative de la Commission européenne, cet événement a rassemblé des centaines de personnes et de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le Vice-président de la Commission en charge des Transports, Siim Kallas, le Président de la commission des Transports au Parlement européen, Brian Simpson, plusieurs ministres, de nombreux eurodéputés dont les rapporteurs sur l'avenir du RTE-T et le futur Mécanisme pour l'interconnexion (MIE), plusieurs coordinateurs européens de projets prioritaires RTE-T, parmi lesquels Carlo Secchi, coordinateur du PP3.

La journée avait pour thème "Connect to compete", une occasion d'échanger sur les futurs développements du RTE-T avec une attention particulière à l'innovation et aux outils de mise en œuvre. Quelques grands messages sont ressortis de cette journée. Tout d'abord, le MIE est considéré comme un instrument européen d'investissement, de croissance et d'intégration. Un budget qui correspond aux besoins et qui soit à la hauteur des enjeux permettra d'amorcer la reprise. Beaucoup de participants ont par ailleurs rappelé que les transports sont un secteur économique clé, l'épine dorsale de l'économie et un élément essentiel de la compétitivité européenne. La prospérité de l'UE dépend d’un système de transport efficace et intégré. De nombreux intervenants ont appelé les Etats membres à ne pas sacrifier le budget du MIE dans les négociations budgétaires.

Au sujet de la méthodologie proposée par la Commission européenne, l'approche réseau central/réseau global et la gouvernance à travers les corridors multimodaux sont généralement acceptées. La participation des collectivités pour faire accepter et comprendre les projets est considérée comme indispensable. Il faudra également tabler sur l'expérience des coordinateurs européens.

En outre, de nombreux intervenants ont insisté sur l'implication du secteur privé qui devra se renforcer grâce à de nouveaux instruments financiers (project bonds et autres). Pour cela, il faudra rendre les projets plus crédibles et mieux gérer les risques mais également combattre l'asymétrie des connaissances en matière d’ingénierie financière.

Les difficultés actuelles ont été rappelées plusieurs fois: contraintes budgétaires, manque d'engagement des Etats membres dans les projets, absence d'harmonisation des règles, persistance des goulets d'étranglement et retards dans les tronçons transfrontaliers.

Enfin, l'UE des transports devra se confronter à des défis de taille. Réduire de 50% des émissions de CO2 d'ici 2050, transformer 27 plans nationaux de transport en un plan européen, faire des autoroutes de la mer une réalité, coordonner les instruments européens (politiques des transports et de la cohésion) sont autant de sujets identifiés qui devront être traités à l'avenir.