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Dernière mise à jour :  01/06/2017 à 09:28

L’"Europe sociale" et la "Mondialisation" entrent dans le débat sur l’avenir de l’Europe

Afin de poursuivre les discussions sur l’avenir de l’Europe lancées par le Livre blanc le 1er mars dernier, la Commission a annoncé plusieurs documents de réflexion, dont deux ont été publiés et portent sur: la dimension sociale de l’Europe à l’horizon 2025 et la Maitrise de la mondialisation.

Le premier document a pour objectif de répondre aux défis sociaux et sociétaux auxquels l’Union et ses citoyens sont confrontés. Plus précisément, le débat tourne autour de deux questions principales: quels défis nos pays doivent-ils relever ensemble et quelle valeur-ajoutée les instruments en place à l’échelle européenne peuvent-ils apporter ? Le document soulève des questions sur l’évolution de nos modes de vie et sur l’organisation de nos sociétés. La Commission insiste à ce titre sur le besoin de moderniser nos systèmes de protection sociale et nos systèmes éducatifs.

Elle présente trois options possibles: le premier scénario propose de cantonner la dimension sociale de l’Europe à la libre circulation. Les Etats seraient exclusivement compétents en matière sociale, d’éducation et de culture. Les institutions européennes se concentreraient sur les questions en lien avec le marché unique tel que la reconnaissance des diplômes ou les mouvements transfrontaliers. La Commission rappelle que cette option risquerait d’exacerber encore plus les divergences entre les Etats et donc de nuire au marché unique et aux citoyens. Le deuxième scénario défend l’utilisation des "coopérations renforcées" permettant à des Etats membres d’avancer ensemble sur des thématiques particulières. A nouveau, les degrés variables d’engagement entre les Etats pourraient entrainer des droits différents pour les citoyens. Le dernier scénario permettrait aux pays de l’UE d’approfondir à 27 la dimension sociale. Le centre de gravité resterait aux mains des autorités nationales et locales. Néanmoins, l’Union européenne pourrait élaborer des initiatives et harmoniser des normes dans des domaines décidés au préalable par les Etats. Ce scénario propose aussi la création d’agences européennes qui aideraient à coordonner et à mettre en œuvre ces politiques. Bien qu’offrant une Europe plus harmonieuse et mieux positionnée sur le plan mondial, ce scénario se confronte à la difficulté de trouver un consensus à 27.

Outre la dimension sociale, la Commission a publié mi-mai un document de réflexion sur la mondialisation afin de mieux en maitriser les mécanismes et d’assurer une meilleure répartition des richesses qu’elle engendre. Les réactions à ces premiers éléments ont été mitigées du côté des députés européens, dont beaucoup regrettent une analyse trop libérale de la situation et appellent par exemple à une modernisation des instruments de défense commerciale de l’UE ainsi qu’à un renforcement du marché du travail. Le deuxième volet du document se concentre sur la politique interne de l’UE et met notamment l’accent sur l’importance des différents niveaux de gouvernance: le rôle des régions et des Fonds structurels et d ‘investissement y est ainsi clairement identifié.
   
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