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Dernière mise à jour :  29/10/2012 à 16:08

La Commission veut privilégier les biocarburants de deuxième génération [archive]

La Commission européenne a présenté le 17 octobre dernier un projet d’amendement aux directives encadrant l’utilisation des biocarburants dans l’UE. Ces directives exigeaient une part de 10% d’énergie renouvelable et fixaient un objectif de 6% de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le domaine du transport d’ici 2020. La Commission a souhaité adopter des règles plus strictes en matière de durabilité des carburants, dans le but de ralentir le développement des biocarburants de première génération (issus de cultures alimentaires: maïs, colza…) au profit de ceux de la deuxième génération (issus de cultures non alimentaires: déchets, paille, algues).

La proposition plafonne ainsi le développement des biocarburants de première génération à 5% de la consommation finale d’énergie dans les transports d’ici 2020. Les nouvelles règles limiteraient également la conversion de terres en cultures affectées à la production de biocarburants. Enfin, la Commission propose de mettre un terme aux subventions pour les biocarburants de première génération après 2020.

Cette proposition a suscité de vives réactions : les ONG de défense de l’environnement, certains producteurs de biocarburants de première génération, ou encore des grands groupes pétroliers saluent ces nouvelles règles, tandis que de nombreuses organisations (syndicats agricoles, producteurs de biodiesel, ou encore industries des huiles végétales) craignent l’effondrement du secteur des agrocarburants et les pertes d’emplois. Les opposants relèvent en outre un revirement politique étonnant, seulement trois ans après la fixation d’un objectif de 10 % de biocarburants à base de céréales dans les énergies renouvelables.

Il appartient à présent au Conseil et au Parlement européen, en tant que co-législateurs, de trancher le débat.

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