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Dernière mise à jour :  27/10/2016 à 09:57

Laurence Harribey plaide pour l’introduction d’une dimension régionale dans le Semestre européen

La Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM) organisait en partenariat avec la DG REGIO de la Commission européenne ce 13 octobre à Bruxelles une conférence en vue d’examiner le rôle clé de la politique de cohésion pour l’avenir de l’UE, en présence de Corina Cretu, Commissaire européenne à la politique régionale. Si les régions ont reconnu qu’il était nécessaire d’introduire de nouvelles flexibilités budgétaires pour faire face aux défis émergents (énergie, climat, etc.), elles ont souhaité que ce ne soit pas au détriment de la politique de cohésion. Trois principaux messages sont ressortis des discussions engagées au cours de la conférence: la politique de cohésion répond aux objectifs de l’UE et doit être modernisée; le lien entre politique de cohésion et Semestre européen doit être davantage organisé comme une interaction et, enfin, les conditionnalités ex-ante pourraient s’avérer vitales pour le renouvellement de la politique de cohésion post 2020.

Laurence Harribey, Conseillère régionale déléguée aux affaires européennes de Nouvelle-Aquitaine, animait la table ronde sur "La contribution de la politique de cohésion à la gouvernance économique européenne".  Ce lien existe actuellement au travers de deux mécanismes: d’une part conditionnalité macro-économique, qui peut conduire à des suspensions de paiement pour les Etats (et par conséquent les régions); d’autre part les efforts consentis par les régions pour mettre en œuvre les "recommandations pays" adressées chaque année par la Commission européenne aux Etats membres dans le cadre du Semestre européen.

Mme Harribey a regretté qu’à ce jour la relation entre la politique de cohésion et la gouvernance économique européenne soit essentiellement de nature punitive. Selon elle "ce n’est pas la bonne méthode. Il faudrait inverser les choses et que la contribution des régions à la gouvernance économique soit incitative".  En guise de conclusion Mme Harribey a souligné que si l'on affirme qu'il n'y a pas d'amour mais seulement des preuves d'amour, il semble que pour la politique de cohésion ce soit le contraire: les preuves de la contribution de la politique de cohésion à l'intégration européenne ne manquent pas mais le désamour vis-à-vis de cette politique menace... D'où la nécessité de réécrire la relation UE/Régions et inclure la dimension régionale dans la gouvernance économique européenne.


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