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Dernière mise à jour :  20/12/2016 à 10:40

L’avenir de la politique de cohésion en débat au Parlement européen

Corina Cretu, Commissaire européenne à la Politique régionale, a échangé avec les eurodéputés de la commission REGI (développement régional) au Parlement européen le 29 novembre. A cette occasion, elle a évoqué les débats à venir sur la future politique de cohésion.

Pour C. Cretu, il est temps d’avoir un débat plus politique sur ce que nous voulons de la politique de cohésion. Après en avoir dressé l’historique, elle a rappelé que cette politique avait connu de nombreux changements. Les régions ont aussi évolué et d’énormes défis se posent aujourd’hui, dans un contexte où le consensus autour du projet européen tend à s’éroder. Dans de telles circonstances, l’Union européenne (UE) doit être plus que jamais capable de répondre aux demandes de ses citoyens, qui doivent être en mesure de mieux s’approprier la politique de cohésion. L’UE entre dans une phase complexe de discussion autour de son budget post 2020, ce qui reviendra à discuter des valeurs fondamentales et des missions de l’Europe. Il faut donc s’assurer que la politique de cohésion atteigne ses objectifs et pour cela, la commissaire souhaite que la programmation des fonds s’accélère.  En 2017, Corina Cretu se consacrera à la promotion des bons résultats atteints ces dernières années.

Face aux craintes exprimées par plusieurs eurodéputés de voir la politique de cohésion supplantée par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI, dit "Plan Juncker"), la Commissaire Cretu a estimé qu’il devait demeurer un instrument supplémentaire par rapport aux manques constatés en termes d’investissements et que la politique de cohésion était une véritable politique européenne au bénéfice des citoyens et pas uniquement un instrument financier.

Sur l’avenir de la politique, Corina Cretu s’est dite favorable à un examen approfondi du mode de fonctionnement actuel et a reconnu que l’on ne pourra pas se contenter de petits ajustements. Le fait que les capacités diffèrent grandement d’un Etat membre à l’autre devra être pris en compte dans la façon de mettre en œuvre la future politique. Il faudra analyser sérieusement si la différenciation pourrait être la voie à suivre. Par ailleurs, les bénéficiaires des fonds dans toutes les régions réclament un ensemble unique de règles. Davantage de progrès doivent donc être faits en matière d’harmonisation. De plus, des synergies plus grandes doivent se construire avec les autres instruments européens.

En terme de calendrier, la Commissaire espère que les propositions de simplification présentées en septembre dernier seront adoptées d’ici mi-2017. C’est par ailleurs en juin que se tiendra le Forum cohésion.

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