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Dernière mise à jour :  01/06/2015 à 11:30

Le Corridor atlantique au cœur de la dernière commission TRAN du Parlement [archive]

Le 28 mai, les eurodéputés de la commission Transports du Parlement européen se sont réunis à Bruxelles. A l’ordre du jour des débats figurait un point d’étape sur le Corridor atlantique, qui fait partie du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T) au niveau central, et qui concerne l’Aquitaine. Carlo Secchi a présenté le plan de travail du Corridor en tant que Coordonnateur. Ce document a été récemment mis au point, sur la base des résultats d’une étude et des Forums de Corridor tenus en 2014. Il est appelé à évoluer régulièrement.

Carlo Secchi a d’abord rappelé les caractéristiques clés du Corridor atlantique: sa composante maritime extrêmement développée (13 ports maritimes et intérieurs en font partie); le fret ferroviaire; les quatre tronçons transfrontaliers; les trois capitales et les deux zones urbaines concernées. En termes de spécifications techniques, le corridor est électrifié à 90% mais avec quatre systèmes d’approvisionnement différents; il existe deux écartements (ibérique et UIC), qui nécessitent de trouver une solution entre l’Espagne et le Portugal; et l’ERTMS (système de gestion du trafic ferroviaire) est quasiment inexistant. Sur les tronçons transfrontaliers, des travaux sont en cours entre la France et l’Allemagne, et entre la France et l’Espagne. Au Portugal, le stade des études n’est pas encore dépassé. En ce qui concerne les ports, C. Secchi considère que des investissements sont nécessaires, et que le GNL (gaz naturel liquéfié) peut être une ressource importante.

Les objectifs et priorités fixés dans le plan de travail du Corridor sont les suivants: améliorer la multimodalité; renforcer l’interopérabilité avec les réseaux ferrés nationaux et pour les écartements; dynamiser la dimension extérieure (maritime) du Corridor, mieux connecter les ports et déployer le guichet unique; compléter les chaînons manquant et en particulier Mérida-Badajoz-Evora; et enfin, accroitre la visibilité logistique du Corridor.

Au cours du débat, les eurodéputés ont soulevé des questions sur les délais de mise en œuvre du Corridor et son financement. A plusieurs reprises, des critiques se sont élevées contre le Gouvernement français sur le fait qu’il ne donnait pas la priorité au tronçon transfrontalier du Corridor mais plutôt à la section Bordeaux-Toulouse et qu’il avait renoncé à l’Autoroute ferroviaire atlantique, malgré le grand intérêt du projet.

Sur les financements, Carlo Secchi a indiqué que plusieurs projets avaient été déposés au premier appel du Mécanisme pour l’interconnexion (MIE), mais qu’étant donné le nombre très important de dossiers présentés, il ne sera vraisemblablement possible de répondre qu’à un tiers des demandes de cofinancement. Les besoins du RTE-T sont en effet bien supérieurs aux moyens conférés au MIE. Toutefois, il n’est pas exclu que certains projets financés au titre du MIE puissent mobiliser des ressources supplémentaires dans le cadre du Plan Juncker.

En matière d’engagements politiques, le Coordonnateur a indiqué que les gouvernements concernés par les corridors maintenaient leurs engagements tout en les ralentissant, principalement en raison de problèmes financiers. Il a par ailleurs partagé la déception concernant l’Autoroute ferroviaire et espère que cette décision soit revue dans un avenir proche. En conclusion, il a suggéré de faire front commun pour insister sur la nécessité d’investir dans de bonnes infrastructures, qui contribuent rapidement au développement de l'activité économique des pays concernés.

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