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Dernière mise à jour :  02/07/2015 à 10:48

Le Plan Juncker au cœur d’une conférence proposée par l’Aquitaine et ses régions partenaires européennes [archive]

Le 17 juin, les bureaux de représentation des régions Aquitaine, Emilie-Romagne, Hesse et Wielkopolska se sont associées pour organiser une conférence sur le Plan Juncker "De nouvelles opportunités pour les régions", dans leurs locaux communs à Bruxelles. Le débat s’est articulé autour des prises de parole de quatre eurodéputés, dont Udo Bullmann (S&D, Allemagne), rapporteur sur le règlement créant le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), et Jean-Paul Denanot (S&D, Massif central-Centre), Président de l’Intergroupe Services publics au Parlement européen. Un membre du cabinet du Vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen, Miguel Gil Tertre, a également participé aux échanges animés par Pascal Verdeau, correspondant de France 3 à Bruxelles.

C’est Mark Weinmeister, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du Land de Hesse, qui a accueilli les plus de 150 personnes présentes. Dans son propos introductif, il a particulièrement souligné l’importance du Plan Juncker dont les régions attendent les résultats concrets. Mark Weinmeister a par ailleurs évoqué la fusion des Régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, en remerciant de sa présence Jean-Paul Denanot, ancien Président du Limousin.

Udo Bullmann, qui était au cœur des négociations pour le compte du Parlement européen, a reconnu que le plan était la concrétisation d’une annonce faite par le Président de la Commission, Jean-Claude Juncker, en 2014. Estimant les montants disponibles insuffisants, Udo Bullmann considère qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction. Concernant le rôle des eurodéputés dans ce processus, le rapporteur a mis trois éléments en valeur: le fait que le Parlement ne ferait pas de microgestion dans la sélection des projets mais qu’il souhaitait définir un cadre composé de critères sur lesquels devront se fonder les experts; la réduction d’un milliard d’euros de la contribution des programmes Horizon 2020 (recherche-innovation) et Mécanisme pour l’interconnexion (infrastructures) à l’EFSI; enfin, le souhait du Parlement de devenir le "copropriétaire" de cet instrument, en tant que branche de l’autorité budgétaire européenne, et de l’accompagner dans son développement.

Le représentant de la Commission européenne, Miguel Gil Tertre, a délivré un message clé: les porteurs de projet peuvent dès maintenant contacter la Banque européenne d’investissement, les propositions lui étant soumises devant être viables économiquement, en ligne avec les politiques européennes et rencontrer des difficultés de financement. Andrzej Grzyb (PPE, Wielkopolska), Eurodéputé, a quant à lui rappelé que le Ministère des Finances polonais avait identifié 700 milliards € de besoins d’investissement. Le Plan Juncker pourrait permettre d’attirer les investissements étrangers, qui rechignent lorsque le risque est trop élevé.

Dans ses interventions, Jean-Paul Denanot a mis l’accent sur le rôle essentiel des régions dans le moteur européen de la relance économique, sujet sur lequel plusieurs de ses propositions d’amendements ont été reprises au Parlement européen. Sur la corrélation entre Plan Juncker et Fonds structurels et d’investissement, l’eurodéputé considère que la cohérence se verra dans la pratique. Pour lui, la recherche doit être prioritaire dans le Plan. Enfin, il a souligné la nécessité de passer par les PME pour toucher les territoires.

Damiano Zoffoli (S&D, Emilie-Romagne), Député européen, a conclu la conférence en insistant notamment sur la nécessité de garantir la transparence dans le choix des projets.

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