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Dernière mise à jour :  03/10/2017 à 08:40

Les chambres d’agriculture de l’arc atlantique abordent l'avenir de la PAC

Les 24-25 août se tenait à la Corderie Royale de Rochefort le congrès annuel de l’Association des Chambres d’Agriculture de l’Arc Atlantique (AC3A), présidée par Luc Servant, par ailleurs Président de la Chambre d’Agriculture de Charente-Maritime et Vice-Président de la Chambre Régionale de Nouvelle-Aquitaine. L’AC3A regroupe les quatre chambres régionales d'agriculture (Normandie, Bretagne, Pays de Loire et Nouvelle-Aquitaine) et les vingt-trois Chambres départementales, avec comme objectif de travailler en commun et d'accroître leurs échanges pour élaborer de nouvelles approches et dégager de nouvelles missions répondant aux changements qui affectent le monde rural et agricole.

Point fort de cette assemblée générale, une table-ronde politique intitulée "Quelle place pour les régions dans la future PAC en France ?" à laquelle participait notamment Madame Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA, Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Jean-Paul Denanot, Député européen, Hervé Guyomard, Directeur de Recherche à l’INRA et un représentant de Basse Saxe (Allemagne) afin de témoigner de la gestion de la PAC au niveau régional (länder).

L’objectif de cette table-ronde était de réfléchir dès à présent aux contours que devra prendre la PAC post 2020 et du rôle des Régions, dans un contexte de restrictions budgétaires en raison du Brexit et des nouvelles priorités européennes qui devront être financées. Selon Madame Lambert, "la transition est engagée dans l’agriculture et la PAC n’est pas qu’une politique financière mais stratégique". Toutefois, elle a souligné que l’on ne pourra pas demander aux agriculteurs de faire plus et mieux avec moins d’argent. Elle a souligné le rôle des régions dans l’installation des jeunes agriculteurs et l’action pionnière de la Nouvelle-Aquitaine dans la certification environnementale AREA.
Selon elle, si les Régions ont un rôle à jouer dans l’orientation de l’agriculture, un cadrage national reste nécessaire.

Alain Rousset a, lui, rappelé son souhait que le 1er pilier de la PAC soit géré par les Régions après 2020, considérant que "nous avons besoin d’une politique plus alerte et plus mobile pour répondre aux grands enjeux de l’agriculture et aux aléas climatiques, ce qui n’est pas possible dans une relation exclusive Commission européenne – Etat". Selon lui, il est important de passer d’une agriculture de compensation à une agriculture d’innovation, en prenant en compte les problèmes environnementaux. "Le monde des agriculteurs, c’est un tiers qui souffre, un tiers qui tient et un tiers qui vit, ce qui n’est pas acceptable", a-t'il assené.

Pour sa part, Jean-Paul Denanot a rappelé les contraintes financières et appelé à la mise en place de nouvelles ressources propres à l’horizon 2020.

Outre cette table-ronde, les représentants agricoles ont débattu la première matinée de l’offre de service de l’AC3A, et se sont penchés en fin de congrès sur le contexte économique mondial et le Brexit.