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Dernière mise à jour :  26/01/2017 à 14:14

Les eurodéputés s’inquiètent de l’épizootie de grippe aviaire

Le sud-ouest de la France, et l’ensemble de l’Union européenne est touché, un an après, par une nouvelle épidémie de grippe aviaire (ou influenza aviaire) de type H5N8. La Région Nouvelle-Aquitaine est pleinement engagée dans l’accompagnement des agriculteurs soumis une nouvelle fois à des obligations d’abattage et de vide sanitaire (21 jours minimum). Cette crise risque d’avoir des conséquences sociales dans une filière déjà largement fragilisée en 2016 et au sein de laquelle chaque emploi dans la production implique 1,3 emploi dans la transformation. Lors de ses vœux aux responsables des institutions européennes le 17 janvier (voir autre nouvelle), Alain Rousset a rappelé l’extrême nécessité d’apporter des solutions au mal-être profond qui frappe la profession agricole, et notamment les producteurs de volailles touchés par l’épizootie d’influenza.

Dans ce contexte difficile, les députés de la commission Agriculture et développement rural du Parlement européen ont auditionné le 25 janvier 2017 des experts de la Direction Générale à la Santé et à la Sécurité alimentaire de la Commission européenne en charge du suivi de la crise de grippe aviaire.

Selon la Commission, plus de 151 foyers d’épidémie ont été repérés en Europe. Depuis le début 2016, 5 millions d’oiseaux d’élevage ont été abattus dans les foyers de contamination et 2 millions en prévention. La Commission rappelle cependant que contrairement au virus H5N1 de 2005, le virus H5N8 ne présente pas de risque de transmission à l’homme.

La Commission a mis en place depuis 2003 un processus d’harmonisation des normes vétérinaires en Europe. Lorsqu’un foyer est découvert, la Commission européenne prend en charge 50% des coûts liés à l’abattage et à la désinfection. Cependant, le plafond de la réserve de crise de 20 millions € est en passe d’être atteint. Les députés s’inquiètent donc pour l’avenir.

En termes de prévention, la seule solution est l’isolement des élevages à l’intérieur. Or, cela pose plusieurs problèmes: cela est quasi impossible pour les canards qui ont besoin d’espace et d’eau;  les poules pondeuses ne peuvent pas être rentrées plus de 12 semaines au risque de perdre le label "plein air" pour les œufs et les poulets. Les producteurs demandent donc une dérogation sur ce deuxième point. La Commission reste pour l’instant inflexible, arguant de la nécessité d’assurer la confiance des consommateurs.

La Commission et les députés sont d’accord sur l’absence de pertinence de la vaccination.

L’Eurodéputé Eric Andrieu (S&D, France) a demandé à la Commission des solutions pour accélérer les procédures d’indemnisation des agriculteurs.