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Dernière mise à jour :  27/10/2016 à 09:56

Les Indications Géographiques Non Agricoles: une contribution au développement économique inclusif régional

Dans le cadre de la Semaine européenne des Régions et des Villes, Vincent Labarthe, Président de l’Association des Régions Européennes de Produits d’Origine (AREPO), est intervenu le 12 octobre 2016 lors d’un atelier sur les Indications géographiques non agricoles (IGNA), organisé par la Commission européenne.
 
Au côté d’un représentant de l’artisanat italien, Davide Servadei, d’un membre du Conseil Economique et Social Européen (CESE), Kathleen Walker-Shaw, de représentants de la Commission européenne et de l’Eurodéputé du Sud-Ouest Virgine Rozière, Vincent Labarthe a rappelé que la reconnaissance des IGNA est incontournable pour des filières locales qui font face à une concurrence déloyale. Or, selon lui, ce sont des filières à très haute valeur ajoutée, orientées vers la qualité, qui fournissent des emplois qualifiés et à forte reconnaissance, qui permettent de maintenir des activités dans des territoires de plus en plus délaissés, et surtout qui ne sont pas délocalisables.

D’après Virginie Rozière, si l’on prend l’exemple d’une IG agricole, le Jambon de Bayonne, la reconnaissance de l’IGP Jambon de Bayonne a permis une augmentation de 33% des emplois dans la filière.

Selon V. Labarthe, même si un consensus se dégage sur le sujet des IGNA dans les milieux économiques et industriels, certaines difficultés persistent. En particulier, la question des IGNA est transversale quand les organisations publiques compétentes sur les différentes problématiques sont au contraire très verticales. De plus, les filières sont fortement atomisées, constituées de PME et de TPE, historiquement concurrentes. Aussi, la mise en œuvre d’actions collectives n’est pas une évidence.

Virginie Rozière a rappelé que le Livre Vert "Tirer le meilleur parti du savoir-faire traditionnel de l'Europe: une possible extension de la protection de l'indication géographique de l'Union européenne aux produits non agricoles" du CESE, salué par toutes les parties, date déjà de février 2015. Or, depuis, malgré un rapport du Parlement européen, la Commission ne semble pas avancer sur l’hypothèse d’un texte législatif. C’est pourquoi l’ensemble des participants de l’atelier ont insisté sur le fait de continuer à faire vivre ce sujet.

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