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Dernière mise à jour :  24/07/2017 à 16:42

L’Estonie préside le Conseil de l’Union Européenne pour la première fois

L’Estonie a pris la présidence du Conseil de l’UE le 1er juillet, et ce jusqu’au 31 décembre. Membre de l’Union européenne (UE) depuis 2004, c’est la première fois que ce pays préside le Conseil. Cette présidence devait initialement revenir au Royaume-Uni, qui y a renoncé suite au vote référendaire en faveur du Brexit. L’Estonie a donc avancé son mandat de six mois et succède ainsi à Malte.

Un nouveau trio de présidence démarre, représenté par l’Estonie, la Bulgarie et l’Autriche. En gage de cohérence, les trois pays ont dégagé des thématiques communes qui les guideront jusqu’à la fin de l’année 2018. Elles mettent en avant l’emploi, la sécurité et la protection des citoyens, l’environnement et le rôle de l’Union sur la scène mondiale. L’Estonie a ensuite défini quatre priorités pour les six prochains mois. Le Premier ministre, Jüri Ratas, les a présentées en plénière du Parlement européen (PE) début juillet.

L’Estonie souhaite tout d’abord promouvoir une Europe ouverte et innovante qui participe au libre-échange. L’objectif est d’encourager l’émergence d’idées originales qui permettent aux citoyens de profiter d’un marché fort, compétitif et équitable.

L’Union doit également être inclusive et durable; développer des systèmes énergétiques intelligents et propres. La Présidence estonienne insiste sur la maîtrise technologique comme élément essentiel de réponse aux défis environnementaux et climatiques. L’accord de Paris est aussi au cœur de l’actualité suite au retrait des Etats-Unis. Il est primordial que l’Union parle d’une seule voix et se pose en leader pour assurer le succès de sa mise en œuvre.

La sécurité et la défense de l’Union sont une autre priorité essentielle pour l’Estonie: il faudra pour cela plus de moyens et une meilleure utilisation des outils dont l’Union dispose déjà.

Enfin, le dernier sujet phare de la Présidence concerne l’agenda numérique de l’Union. Lors de sa reconstruction dans les années 1990, le pays balte a fortement misé sur la digitalisation de ses services et développé une démocratie numérique. L’Estonie est ainsi un pays précurseur en Europe du vote électronique. Dès lors, le pays fait de la numérisation et du développement de la libre circulation des données (perçue comme "cinquième liberté de l’Union" par le premier ministre estonien) une priorité de sa présidence. Concrètement, l’objectif est de réaliser le marché du numérique d’ici à la fin du trio de la présidence. Cela comprend par exemple le développement de la 5G. Sous leur Présidence, les représentants estoniens espèrent conclure les négociations concernant le géoblocage, les services audiovisuels et la réforme des droits d’auteur; des thèmes qu’ils devront traiter en collaboration avec la nouvelle Commissaire européenne au numérique, Mariya Gabriel. Ils entendent également prendre des dispositions sur les enjeux de la cybersécurité et de la protection des données et accélérer la numérisation des transports dans le cadre du paquet routier (voir IE du 7 juillet).

En parallèle, la Présidence estonienne devra poursuivre les échanges sur l’avenir de l’UE après 2020 (Cadre Financier Pluriannuel, politique de cohésion, Politique Agricole Commune) et conclure les négociations sur les textes de simplification budgétaire dits Omnibus (voir autres articles).

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