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Dernière mise à jour :  31/03/2015 à 16:33

L’Union de l’énergie approuvée par le Conseil européen des 19 et 20 mars [archive]

Le Conseil européen, réunit les 19 et 20 mars à Bruxelles, a approuvé la Communication du 25 février de la Commission européenne, définissant un cadre stratégique de l’Union de l’énergie, en confirmant l’importance de maintenir la cohérence de ses cinq grands piliers: sécurité énergétique et solidarité; pleine intégration du marché européen de l'énergie; efficacité énergétique; décarbonisation de l'économie; recherche et innovation.

La sécurité énergétique a occupé une place centrale dans les conclusions du sommet. En effet, le Conseil a appelé à l’accélération des projets d’infrastructures dans le domaine de l’électricité et du gaz, en mettant l’accent sur les interconnexions vers les régions périphériques. A noter car fruit des négociations: l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables sont également mentionnées comme moyen de renforcer la sécurité énergétique de l’Union européenne. Enfin, notamment sous l’impulsion de la France et du Royaume-Uni, le rôle des technologies "à faible émission de carbone" est réaffirmé (nucléaire, captage et stockage du dioxyde de carbone), de même que celui des "énergies autochtones" (toute source d’énergie non importée, y compris le charbon).

Les Etats membres, soucieux de leur souveraineté en matière de "mix énergétique" ont rappelé ce principe figurant à l’article 194 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui dispose  que chaque pays  est libre de choisir ses différentes sources d’énergie. Cette liberté réaffirmée par le Conseil est vivement critiquée par certains, parmi lesquels le député européen Claude Turmes (Verts/ALE, Luxembourg), qui pose la question d’une réelle Union de l’Energie sans compromis de la part des gouvernements.

Enfin, le Conseil a rappelé son engagement à une action résolue et coordonnée, dans la perspective de la vingt et unième session de la conférence des parties (COP 21), qui se tiendra à Paris fin décembre. Afin de parvenir à un accord ambitieux à Paris, le fonds vert pour le climat, mécanisme financier de l’ONU, devra faire l’objet d’engagements de la part de tous les Etats membres. Enfin, des transferts de technologies seront nécessaires afin d’accompagner la transition énergétique, notamment pour les pays les moins développés.

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