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Dernière mise à jour :  10/07/2014 à 16:56

Présidence du Conseil: les priorités italiennes [archive]

Depuis le 1er juillet et jusqu’au 31 décembre, l'Italie occupe la Présidence tournante du Conseil de l’UE, à la suite de la Grèce. Pendant six mois, le pays va impulser et coordonner les travaux législatifs au sein du Conseil. Afin d’assurer une plus grande cohérence entre les présidences tournantes, les trois Etats qui exercent successivement ce rôle (Italie, Lettonie et Luxembourg) ont mis au point un programme commun définissant des axes prioritaires sur lesquels ils s’engagent à travailler.  

L’emploi et la croissance économique en Europe est le premier chantier auquel veut s’attaquer la Présidence italienne, comme l’a indiqué Matteo Renzi lors de son discours devant le Parlement européen le 2 juillet. A ce titre, plusieurs secteurs clés ont été identifiés :

  • L’économie numérique est la "priorité absolue" de la Présidence italienne, avec notamment le développement des services publics en ligne transfrontaliers et la volonté de faire émerger une réflexion sur les phénomènes du "cloud computing" (informatique en nuage), du "big data" (données massives) et des "open data";
  • La définition d'une politique industrielle européenne à travers l'élaboration d'une feuille de route d’ici la fin de l’année, afin de redonner une base industrielle à l’UE. La Présidence italienne prône également un rôle accru du Conseil Compétitivité;
  • La Présidence italienne souhaite que les règles du Pacte de Stabilité et de Croissance soient interprétées de façon plus souple, en particulier sur les aspects budgétaires. Des avancées en termes d’harmonisation fiscale et sociale sont également souhaitées;
  • En matière d’agriculture, l'ouverture des négociations sur la proposition de la Commission en matière d’agriculture biologique (voir IE n°145) et la simplification des procédures administratives, un renforcement des contrôles et de la lutte contre la fraude. L’Italie veut aussi qu’un accord soit trouvé sur la distribution de fruits et de lait dans les écoles, ainsi que sur les quotas laitiers;
  • Concernant la politique de la pêche, une attention particulière sera portée à l’amélioration de la compétitivité de l’aquaculture, tout en veillant à ne pas contredire les objectifs de qualité et de préservation de l’écosystème;
  • Dans le domaine du transport, les discussions sur le volet politique du quatrième paquet ferroviaire vont être engagées. Ces négociations touchent à des questions sensibles telles que la libéralisation du transport national de passagers, la gouvernance des sociétés de chemin de fer et la passation des contrats de service public. Les négociations sur le Ciel unique européen devraient également avancer.

Le deuxième axe de travail vise à rapprocher l’Europe de ses citoyens. Pour y parvenir, l’Italie veut simplifier les procédures administratives de l’UE, rendre son fonctionnement plus transparent, mais aussi améliorer la protection des droits fondamentaux (entre autres par l’harmonisation des politiques d’asile et migratoires).
 
Enfin, la politique étrangère de l’UE figure parmi les priorités de l’agenda. Matteo Renzi plaide pour une action extérieure plus cohérente. L’accent est particulièrement mis sur le renforcement de Frontex, l’agence européenne pour la gestion des frontières. En ce qui concerne l’élargissement, la poursuite des négociations avec les pays candidats à l'adhésion est également à l’ordre du jour.
 
Lors de son audition par la commission Affaires européennes de l’Assemblée nationale le 2 juillet, le Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Harlem Désir, a insisté sur la convergence de vues entre l’agenda pour la croissance et le changement élaboré par la France et les priorités de la Présidence italienne.
 
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