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Dernière mise à jour :  02/10/2014 à 09:29

Une étude d’impact confirme les effets bénéfiques d’Erasmus sur l’employabilité [archive]

La Commission européenne a publié le 22 septembre une étude d’impact sur le programme Erasmus depuis sa création en 1987. Fondée sur des analyses quantitatives et qualitatives et la participation de 80 000 personnes, cette étude examine en détail l’effet d’une mobilité Erasmus sur les compétences, l’employabilité et le développement personnel des étudiants et professeurs, mais aussi sur l’internationalisation des universités.

L’étude montre en premier lieu que les compétences associées à la mobilité sont de plus en plus déterminantes sur le marché du travail: la part des employeurs estimant qu’une expérience à l’étranger est importante pour l’employabilité est passée de 34% en 2006 à 64% en 2013. Et la mobilité a bien un effet bénéfique sur les qualités les plus liées aux attentes du marché du travail: tolérance, curiosité, confiance en soi, capacité à prendre des décisions et à résoudre des problèmes.

Les étudiants Erasmus sont de plus mieux positionnés pour trouver un emploi: leur taux de chômage cinq ans après obtention de leur diplôme est 23% plus faible que celui des étudiants non mobiles, et ils ont deux fois moins de chances de connaître le chômage de longue durée. Un tiers des étudiants ayant effectué un stage Erasmus se sont vu proposer un emploi par leur entreprise d’accueil.

Les personnes ayant connu une expérience Erasmus sont par ailleurs plus mobiles: 40% se sont installés à l’étranger après leurs études, contre 23% en moyenne; 93% s’imaginent vivre à l’étranger (moyenne: 73%). Enfin, un tiers des étudiants Erasmus ont un compagnon de nationalité différente, et un quart ont rencontré leur compagnon durant leur période à l’étranger. L’étude conclut également que le programme Erasmus a un impact positif sur l’évolution des méthodes d’enseignement dans les universités, notamment grâce à la mobilité des professeurs et aux partenariats développés.

L’un des objectifs du nouveau programme Erasmus+ (2014-2020) est que 20% des étudiants de l’enseignement supérieur puissent bénéficier du programme Erasmus en 2020. Pour atteindre cela, l’étude argue qu’il faudra toucher les étudiants les moins prédisposés à la mobilité: bien qu’Erasmus soit un programme relativement inclusif, il est démontré que les étudiants partant à l’étranger présentaient généralement déjà certaines qualités avant leur mobilité, comme l’ouverture et l’adaptabilité. S’ouvrir au plus grand nombre d’étudiants sera donc un défi à relever pour le programme.

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