Conseil régional aquitaine
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Numéro 154
février 2015
 

Sommaire

La Nouvelle-Aquitaine


 Une simulation du Parlement européen pour le Joli mois de l’Europe 2015

 Les Maisons familiales et rurales d’Aquitaine et du Limousin à Bruxelles pour la mobilité des jeunes

 Des étudiants aquitains à la rencontre du Bureau Aquitaine Europe à Bruxelles

Cohésion


 Début d’examen du Fonds européen pour les investissements stratégiques au Parlement européen

Transports


 Le rapport Christophersen/Bodewig/Secchi présenté au Parlement européen

 Transport maritime: une consultation publique et une étude

Recherche / Innovation / Entreprises


 Recherche sur les matières premières: consultation

 

Environnement / Climat / Energie


 Union de l’énergie : la Commission européenne présente ses priorités

 La Commission européenne et la BEI lancent deux instruments financiers pour l'environnement

Coopération au développement


 Un programme de développement pour l’après 2015: la Commission européenne présente sa position

En Bref


 Markku Markulla, nouveau Président du Comité des Régions

 Adoption du nouveau programme ESPON

Agenda


 Conférences & séminaires

Appels à projets


 Appels à propositions parus au Journal Officiel de l'Union européenne


 Consultez toutes les actualités
 

La Nouvelle-Aquitaine


Une simulation du Parlement européen pour le Joli mois de l’Europe 2015

La Région Aquitaine et l’association Eurofeel de Sciences Po Bordeaux cherchent des volontaires pour une simulation du Parlement européen le mardi 19 mai. Vous êtes lycéen, étudiant, intéressé par les questions européennes et désireux de vous mettre dans la peau d’acteurs de l’Europe ? N’hésitez pas à vous manifester !  

Dans le cadre de la 6ème édition du Joli mois de l'Europe en Aquitaine, les lycéens et étudiants joueront le rôle de députés européens ou de lobbyistes. Cela leur permettra de mettre en pratique les logiques du Parlement européen.

La séance de simulation aura pour thème l'action humanitaire de l’Union européenne (assistance, protection, prévention des risques, corps volontaire européen d'aide humanitaire, etc.), en lien avec l'année européenne 2015 pour le développement.

Les participants assisteront au préalable à une réunion préparatoire le 25 mars de 14h30 à 17h30 à l'Hôtel de Région à Bordeaux, afin de déterminer le rôle de chacun et de se former au travail des eurodéputés. Ensuite, ils prendront part à la simulation officielle le 19 mai dans la salle de plénière du Conseil régional.

Si vous êtes intéressés par ce projet, vous pouvez prendre contact avec l'association eurofeel. Les places sont réservées aux 60 premiers répondants.

Pour rappel, le Joli mois de l'Europe en Aquitaine est une opération initiée par la Région Aquitaine, en partenariat avec le réseau Europe en Aquitaine. Autour de la Fête de l’Europe du 9 mai, cette démarche permet de parler d'Europe au grand public à travers une programmation de plus de 50 évènements sur l'ensemble du territoire aquitain, pendant tout le mois de mai: colloques, débats, ateliers, témoignages, spectacles, moments culturels, visites de réalisations, etc.

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Les Maisons familiales et rurales d’Aquitaine et du Limousin à Bruxelles pour la mobilité des jeunes

Les Maisons Familiales Rurales sont des centres de formation sous statut associatif, proposant des cursus en alternance de la quatrième au BTS dans les domaines de l’agriculture, du bâtiment, du tourisme, des services aux personnes, etc. En Aquitaine, les MFR mènent de nombreux projets en faveur de la mobilité européenne, permettant à près de 450 jeunes et 45 formateurs d’effectuer un stage à l’étranger chaque année, grâce notamment à des bourses du programme Erasmus+.

Les MFR Aquitaine-Limousin se rendaient à Bruxelles afin d’assister à l’assemblée générale de l’association LEFE (Label Entreprise Formation Europe), une initiative qu’ils mènent aux côtés de partenaires européens de sept pays différents. Le LEFE réunit des centres de formation dans une démarche de labellisation des entreprises accueillant des stagiaires européens en formation professionnelle.

Avec ces partenaires, les MFR Aquitaine-Limousin souhaiteraient proposer un projet ambitieux au titre des Partenariats stratégiques du programme Erasmus+, portant sur la sensibilisation des entreprises aux bénéfices de la mobilité européenne, à la fois sur le plan de l’envoi et de l’accueil de stagiaires et de salariés.

Afin de partager les expériences des jeunes partis à l’étranger, les MFR Aquitaine-Limousin organisent le 19 mai 2015 à Pontonx/Adour (40) un Festival des expériences de mobilité européenne – journée VITAMOB. 450 jeunes des MFR y présenteront des vidéos réalisées lors de leur immersion dans une entreprise européenne, se verront remettre le certificat EUROPASS, et auront l’occasion de débattre avec des responsables politiques.  

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Des étudiants aquitains à la rencontre du Bureau Aquitaine Europe à Bruxelles

Depuis le début de cette année, le Bureau Aquitaine Europe a eu l’occasion de rencontrer de nombreux étudiants de passage sur Bruxelles dans le cadre de leur formation universitaire en Aquitaine. Ainsi, des élèves de classe préparatoire du Lycée Gustave Eiffel, mais aussi en master II de droit européen de l’Université de Bordeaux, ainsi que le master II "carrières européennes" de Sciences Po Bordeaux ont été accueillis dans les locaux de la Région Aquitaine à Bruxelles. L’occasion d’échanger sur la présence et les actions de la Région à Bruxelles, les grands dossiers européens d’actualité et la vie professionnelle dans la capitale européenne.

 

Cohésion


Début d’examen du Fonds européen pour les investissements stratégiques au Parlement européen

Lundi 23 février, les eurodéputés membres des commissions Affaires économiques et monétaires (ECON) et Budgets (BUDG) ont entamé ensemble l’examen du règlement qui crée le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI). Ce règlement a été proposé par la Commission européenne (CE) en janvier (voir IE n°153). Deux eurodéputés ont été désignés comme rapporteurs pour élaborer la position du Parlement sur ce texte: Udo Bullmann (S&D, Allemagne), membre de la commission ECON, et José Manuel Fernandes (PPE, Portugal), membre de la BUDG.

Lors de leurs interventions, les co-rapporteurs ont tout d’abord insisté sur la nécessité d’une procédure rapide pour que le plan soit mis en œuvre au plus vite. Fin juin reste l’horizon envisagé pour arriver à un accord avec le Conseil (codécision). D’un point de vue général, le bien-fondé du plan est salué. Néanmoins, de nombreuses questions restent en suspens:

  • La dotation financière de l’EFSI, sujet considéré comme extrêmement sensible, proposée par la CE doit-elle être acceptée en l’état ? Les rapporteurs doutent que les citoyens européens comprennent que le budget de l’UE ne fonctionne qu’en tant que garantie, sans mise à disposition de capitaux pour les investissements. Le plan Juncker doit aller au-delà du Cadre financier pluriannuel, sans en remettre en cause les engagements. Certains eurodéputés s'interrogent sur les raisons pour lesquelles sont ponctionnés des programmes comme Horizon 2020 et le Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (rubrique 1a du budget UE) et pas les fonds structurels et d'investissement.
  • Comment s’assurer que les instruments de l’EFSI soit d’une qualité supérieure aux programmes européens déjà existants ? Les niveaux de risque et de confiance doivent-ils être les seuls critères de sélection ?
  • Quelle sera la place du Parlement, branche de l’autorité budgétaire européenne, dans le processus ? Les eurodéputés souhaitent s’impliquer et avoir leur mot à dire. Ils ont annoncé qu’ils ne se contenteraient pas de la présentation d’un rapport annuel.
  • Quel rôle et quelle composition (pluridisciplinaire ?) du Comité d’investissement ?

Par ailleurs, Udo Bullmann a insisté sur la nécessité d’accumuler et de regrouper l’expertise pour que l’EFSI démarre sur de bonnes bases. Les acteurs intéressés doivent être réunis, en particulier les banques nationales qui connaissent les marchés nationaux et régionaux. Quant à José Manuel Fernandes, il a notamment souligné l’importance des plateformes d’investissement pour aider les projets à se structurer. Suite aux prises de parole des rapporteurs, une quinzaine d’eurodéputés se sont exprimés.

Une session de questions/réponses entre députés européens et spécialistes du sujet à la Commission européenne a eu lieu le 26 février. Les élus se retrouveront ensuite le 2 mars pour des auditions sur le sujet, puis le 12 mars pour la présentation du projet de rapport.

Du côté des Etats membres, l’EFSI a déjà été abordé lors des Conseils ECOFIN (Affaires économiques et financières) des 27 janvier et 17 février. Un groupe technique spécifiquement dédié travaille sur le règlement et trois éléments font d’ores et déjà consensus:

  • La nécessité de revoir le fonctionnement de l’EFSI après les premières années pour décider ou non de le transformer en instrument permanent;
  • Aucun changement ne sera demandé au système de financement de l’EFSI, proposé par la CE, via le budget européen. En effet, bien que les Etats membres ne soient pas totalement satisfaits de la répartition proposée au sein de la rubrique 1a du budget européen, ils ont convenu par "pragmatisme" de ne pas ré-ouvrir la boîte de Pandore et d'accepter la proposition de la CE. 
  • La gouvernance de l’EFSI doit passer par une structure allégée et indépendante.

L’objectif de la Présidence lettone est qu’une position commune des 28 soit adoptée au prochain ECOFIN du 10 mars.

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Transports


Le rapport Christophersen/Bodewig/Secchi présenté au Parlement européen

Les eurodéputés de la commission Transports se sont réunis les 23 et 24 février à Bruxelles. A l’ordre du jour figurait notamment la présentation du rapport Christophersen/Bodewig/Secchi. Commandé par les Ministres européens des transports à Milan en septembre dernier (voir IE n° 149), ce document a d’ores et déjà fait l’objet d’un exposé au Conseil Transports de décembre (voir IE n° 152). Il s’agit pour le moment d’une version intérimaire du document, dont la version finale – initialement envisagée pour le printemps – est annoncée pour juin.

L’objectif de ce rapport est d’identifier une série de projets d’infrastructures de transport susceptibles de bénéficier de financements innovants (comme par exemple les PPP ou les project bonds). Bien que ce travail ait débuté avant la sortie du plan d’investissement de Jean-Claude Juncker, il sera utilisé dans le contexte du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI).

Dans son intervention, Henning Christophersen a rappelé qu’il s’agissait d’un exercice nécessaire au moment où les Etats membres, en manque de ressources, se tournent de plus en plus vers le privé. L’ancien Commissaire européen a particulièrement insisté sur les entraves et les obstacles qui se posent à l’implication du secteur privé : le manque de visibilité sur la réserve de projets; des réglementations en matière d’aides d’Etat trop floues; les restrictions sur l’allocation des recettes produites par les infrastructures; les règlementations en matière de marchés publics; la complexité des études d’impact environnemental; les procédures d’obtention des permis, etc.

Kurt Bodewig a pour sa part indiqué que sur les 600 milliards € nécessaires pour réaliser le réseau transeuropéen de transport (RTE-T), 127 milliards € pourraient passer par des financements innovants. Le Coordonnateur européen a évoqué plusieurs pistes pour déclencher les investissements privés, parmi lesquelles un environnement réglementaire clair, stable et simplifié et des garanties publiques disponibles.

Carlo Secchi, Coordinateur européen du Corridor atlantique, a précisé que les 127 milliards identifiés concernaient plusieurs secteurs, tels que la gestion du trafic ou les carburants alternatifs. Les projets repris dans le rapport le sont à ce stade à titre illustratif. Pour le ferroviaire (environ 30 milliards € sur les 127), ce sont surtout les tronçons ville-aéroport qui seraient concernés (sans surprise, le rapport reprend le CDG Express). Plusieurs ports européens sont cités pour les connexions avec l'arrière-pays, dont celui de Calais en France. Autre projet français mentionné par le rapport: le Canal Seine Nord. Pour ce qui est des aéroports, aucun projet français n'est relevé. Ce travail d’identification des projets qui pourraient être éligibles dans le cadre du plan Juncker n'est toutefois pas terminé. Il est mené en étroite coopération avec les coordonnateurs européens des autoroutes de la mer et de l’ERTMS, la Banque européenne d’investissement (BEI) et surtout la DG MOVE de la Commission européenne. Un ou deux projets phares, prêts à être financés, seraient mis en avant sur chaque corridor. Pour le Corridor atlantique, la section transfrontalière Vittoria-Dax est citée (y compris la mise niveau du tronçon existant Irun-Hendaye).

La présentation du rapport intérimaire a suscité de très nombreuses questions de la part des eurodéputés, auxquelles H. Christophersen, K. Bodewig et C. Secchi n’ont qu’en partie répondu. Concernant les obstacles aux investissements, ils considèrent que de nombreuses barrières pourraient être levées au niveau européen. H. Christophersen estime que le secteur privé (fonds de pension, compagnies d’assurance) sera intéressé par des projets dont le rendement pourrait se situer entre 5 et 7%. Pour K. Bodewig, le ferroviaire est assez peu adapté aux instruments financiers. En conclusion, H. Christophersen, K. Bodewig et C. Secchi ont rappelé que leur mission ne consistait pas à imposer des choix et qu’il reviendrait aux institutions européennes de décider.

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Transport maritime: une consultation publique et une étude

Le 28 janvier, la Commission européenne a ouvert une consultation publique en vue de la révision à mi-parcours de la stratégie européenne pour le transport maritime, datée de 2009. Composé d’une trentaine de questions, le formulaire est à renvoyer à la Commission d’ici le 22 avril.

L’objectif de la consultation est d’identifier les défis du secteur et d’émettre des propositions d’actions ou d’initiatives visant la compétitivité et la croissance du transport maritime. Parmi les thèmes abordés par les questions figurent: les obstacles au commerce maritime avec les partenaires hors UE, l’attractivité des professions maritimes, la sécurité des navires et la sécurité à bord (conditions de travail), les carburants alternatifs, la promotion du transport maritime de courte distance, la simplification des démarches administratives dans les ports, l’innovation et la recherche marines, etc.

Quant à l’étude commandée par la commission Transports du Parlement européen, elle porte sur le sujet "Améliorer le concept des autoroutes de la mer". Formulée comme un bilan, l'étude identifie trois obstacles majeurs au développement des autoroutes de la mer: une méconnaissance par les acteurs concernés; un manque de continuité des projets une fois le cofinancement européen terminé; une coopération entre acteurs loin d'être optimale. Par conséquent, l'impact des autoroutes de la mer a été moindre qu'espéré.

Des recommandations pour améliorer la situation sont donc formulées. Face aux trois obstacles, l’étude propose: d’améliorer la visibilité du concept d’autoroute de la mer, surtout auprès des acteurs pertinents (identifiés préalablement); de renforcer l’impact des autoroutes de la mer en faisant du transport maritime de courte distance un véritable mode de transport; d’adopter une approche intégrée en impliquant tous les acteurs de la chaîne logistique, au-delà du port.

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Recherche / Innovation / Entreprises


Recherche sur les matières premières: consultation

Le Partenariat européen d’innovation (PEI) sur les matières premières lance une consultation sur la recherche et l’innovation à ce sujet. Sont concernées les matières premières non agricoles et non énergétiques. Les contributeurs visés sont des membres de la communauté de la R&I menant des projets sur ce thème. Il s’agit d’établir une cartographie des efforts de recherche déjà réalisés ou en cours, afin d’identifier les manquements, de remédier à la fragmentation des activités, et de mettre au point une approche et des outils paneuropéens.

Le PEI sur les matières premières réunit des acteurs de toute la chaîne de valeur de la R&I, et vise à accélérer la mise sur le marché des innovations répondant à des défis clés pour l’Union européenne. Sa feuille de route, ou Plan stratégique de mise en œuvre, dégage un pilier technologique (coordonner la R&I, technologies pour la production des matières premières, substitution) et un pilier non technologique (améliorer l’environnement juridique, la gestion des déchets, et les compétences).

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Environnement / Climat / Energie


Union de l’énergie : la Commission européenne présente ses priorités

Priorité emblématique de son Président Jean-Claude Juncker, la Commission européenne a présenté mercredi 25 février une stratégie pour bâtir une Union de l’énergie, assortie d'une politique en matière de changement climatique.

La Commission européenne souligne la nécessité d'assurer à tous les citoyens et entreprises européens l’accès à une énergie durable, abordable et compétitive, mais aussi d’agir contre les risques de rupture d’approvisionnement dus à un nombre limité de sources d’approvisionnement, notamment dans le secteur du gaz naturel. Pour ce faire, l’UE doit notamment devenir moins dépendante  à l’égard des combustibles fossiles et réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Or l’intégration du marché européen de l’énergie est à la peine, rendue d’autant plus difficile par l'existence de politiques nationales non coordonnées et l'absence de position commune vis-à-vis des pays non-membres de l'UE.

L’Union de l'énergie repose ainsi sur trois objectifs: sécurité de l’approvisionnement, durabilité et compétitivité. Pour les atteindre, cinq domaines ont été identifiés, pour lesquels une intégration et une coordination plus poussées sont jugées nécessaires à l’échelle européenne: sécurité énergétique, solidarité et confiance (notamment réduction de la dépendance à l'égard d'un fournisseur unique); marché intérieur de l'énergie (libre circulation de l’énergie); efficacité énergétique (remise à plat de la notion d’efficacité énergétique, traitée comme une source d’énergie en soi, au même titre qu'une capacité de production); décarbonisation de l’économie (aptitude du réseau électrique à absorber facilement et efficacement l'énergie produite localement, notamment à partir de sources d’énergie renouvelables); recherche, innovation et compétitivité. Un plan d'action accompagne la stratégie et présente des mesures spécifiques à mettre en œuvre au cours des prochaines années.

L’ensemble de la stratégie (appelée "paquet" Union de l’énergie) est composée de trois communications de la Commission européenne:

  • "Cadre stratégique pour une Union de l'énergie résiliente, dotée d'une politique clairvoyante en matière de changement climatique". Parmi les nouvelles mesures proposées, l’augmentation du soutien financier de l’UE en faveur de l’efficacité énergétique ou un nouveau train de mesures en faveur des énergies renouvelables, le recentrage de la stratégie européenne sur la R&I dans le secteur énergétique, la présentation d'un rapport annuel sur l’"État de l’Union de l'énergie".
  • "Protocole de Paris - Programme de lutte contre le changement climatique planétaire après 2020".
  • "Réaliser l'objectif de 10 % d'interconnexion dans le secteur de l'électricité - Un réseau électrique européen prêt pour 2020".

Les prochaines éditions de l’Info Europe reviendront plus en détail sur cette initiative de la Commission européenne.

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La Commission européenne et la BEI lancent deux instruments financiers pour l'environnement

Le 16 février dernier, la Commission européenne et la Banque Européenne d'Investissement (BEI) ont lancé deux nouveaux instruments pour stimuler les investissements  dans les secteurs de l'efficacité énergétique, l'adaptation au changement climatique et la protection de la nature. L'objectif est de débloquer les investissements en combinant les prêts de la BEI avec les financements au titre du programme européen pour l'environnement et les actions pour le climat: le programme LIFE.

Le premier instrument, l’instrument de financement privé pour l’efficacité énergétique (Private Finance for Energy Efficiency, PF4EE) vise à remédier au manque d'accès à des financements adaptés et abordables pour les investissements dans le domaine de l'efficacité énergétique. Il s’adresse aux intermédiaires financiers qui en feront la demande dans les Etats membres et leur permettra de bénéficier d’une protection contre le risque de crédit (Mécanisme de partage des risques), ainsi que des financements à long terme de la BEI (prêts BEI pour l'efficacité énergétique) et  des services de soutien par des experts pour les intermédiaires financiers (Facilité de soutien par des experts). Dans le cadre du programme LIFE, 80 millions d'EUR ont été engagés pour financer la protection contre le risque de crédit et les services de soutien par des experts. La contribution de la BEI devrait permettre, par effet de levier, de mobiliser 480 millions d'EUR de ressources à long terme.

Le second instrument, la Facilité de financement pour le capital naturel (Natural Capital Financing Facility, NCFF), prévoit un budget total de 100-125 millions € pour 2014-2017, ce qui permettrait de financer entre 9 et 12 projets durant cette période (budget par projet attendu entre 5 à 15 millions €). Les projets potentiellement éligibles doivent s’inscrire dans une des quatre grandes catégories suivantes: paiements pour services écosystémiques, infrastructures vertes, compensation en faveur de la biodiversité, investissements innovants en faveur de la biodiversité et de l’adaptation au changement climatique. Les porteurs de projets potentiels peuvent s’adresser à tout moment à la BEI afin d’échanger sur les opportunités offertes par cet instrument.

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Coopération au développement


Un programme de développement pour l’après 2015: la Commission européenne présente sa position

2015 est une année charnière pour le développement dans le monde: c’est en effet la dernière année pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), et par conséquent également, l’année des négociations pour fixer les nouveaux objectifs qui leur succéderont.

Pour rappel en 2000, le Sommet du Millénaire s’était conclu avec l’adoption de la Déclaration du Millénaire, dans laquelle étaient énoncés les huit OMD: réduire l’extrême pauvreté et la faim, assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies, préserver l’environnement et enfin mettre en place un partenariat mondial pour le développement. Les négociations internationales ainsi que les consultations en direction de la société civile se sont accélérées depuis quelques mois afin d’aboutir, lors du Sommet spécial sur le développement durable à New York en septembre 2015, à l’adoption d’un nouveau cadre mondial en faveur du développement, qui se déclinera en "objectifs de développement durable".

C’est pour préparer la position de l’UE lors de ce Sommet que la Commission européenne a publié, début février,  une communication dans laquelle elle énonce les efforts qui devraient être consentis au niveau mondial pour éradiquer la pauvreté et stimuler le développement durable après 2015.

CONCORD, la Confédération européenne des ONG d'urgence et de développement, a réagi à cette publication, en regrettant notamment l’absence de toute mention au mécanisme de taxe sur les transactions financières.

PLATFORMA, la plateforme qui coordonne la voix des autorités locales et régionales européennes dans le domaine de la coopération pour le développement, relève quant à elle avec intérêt que la communication appelle les pays à habiliter le niveau infranational en mettant en place un cadre législatif et règlementaire nécessaire pour "déverrouiller le potentiel de développement des collectivités et parties prenantes locales".

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En Bref


Markku Markulla, nouveau Président du Comité des Régions

Le 12 février, le Finlandais Markku Markulla a été élu Président du Comité des Régions (CdR) pour deux ans et demi, à compter du 25 février. Il succède au Belge Michel Lebrun, qui présidait l’assemblée depuis juin (voir IE n°148). Né en 1950 et membre du CdR depuis 2010, Markku Markulla fait partie du Conseil municipal de la ville d’Espoo, en Laponie. C’est la première fois qu’un élu originaire de Scandinavie est porté à la tête du Comité. Issu du PPE, Markku Markulla laissera sa place à un homologue du PSE pour la deuxième moitié du mandat, en respect de l’accord traditionnel entre les deux plus grands groupes politiques que sont le PPE et le PSE (accord également en vigueur pour la Présidence du Parlement européen). Il est déjà prévu que ce soit le socialiste belge Karl-Heinz Lambertz qui lui succède en 2017.

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Adoption du nouveau programme ESPON

La Commission européenne a adopté le 13 février le programme ESPON (ORATE en français), observatoire en réseau de l’aménagement du territoire européen et de la cohésion territoriale, pour la période 2014-2020. ESPON vise à améliorer l’efficacité de la politique de cohésion et des politiques liées aux Fonds structurels et d’investissement ainsi qu’au développement territorial. Doté de 48,6 millions €, dont 41,3 en provenance du Fonds européen de développement régional (FEDER), ESPON cofinancera des projets de recherche dans les 28 Etats membres de l’UE. Le programme vise à la production de données et d’analyses dans des domaines aussi variés que les marchés du travail, les investissements, la démographie ou encore le changement climatique. La gestion d’ESPON est confiée au Ministère luxembourgeois du Développement durable et des Infrastructures.

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Agenda


Conférences & séminaires

Séminaire sur la contribution des partenaires régionaux et locaux à Europe 2020

Le 5 mars 2015
Bruxelles (Belgique)
La DG REGIO de la Commission européenne organise un séminaire sur le rôle des villes et des régions d'Europe dans la mise en oeuvre de la stratégie Europe 2020. Les intervenants, issus d'autorités locales et régionales (Finlande, Portugal, Royaume-Uni, Pologne, Suède, Roumanie, France, etc.), prendront la parole à l'occasion de deux panels sur la gouvernance liée aux thèmes de l'inclusion sociale dans les zones urbaines d'une part, de l'efficacité énergétique d'autre part. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 8 février.

Assemblée générale de la Commission Arc Atlantique

Les 17 et 18 mars 2015
Bilbao (Espagne)
La Commission Arc atlantique est un réseau de régions européennes qui fait partie de la Conférence des Régions Périphériques et Maritimes (CRPM). Par ce biais, près d'une vingtaine de régions issues de cinq Etats membres de l'UE que sont l'Irlande, le Royaume-Uni, la France, l'Espagne et le Portugal coopèrent sur des sujets d'intérêts communs, tels que les transports, la pêche ou la recherche marine. L'assemblée générale annuelle du réseau se tient en 2015 à Bilbao les 17 et 18 mars.

Rencontres Européennes des fruits et légumes et des produits de qualité

Le 25 mars 2015
Bruxelles (Belgique)
Les réseaux AREPO (Association des Régions Européennes des Produits d'Origine) et AREFLH (Assemblée des Régions Européennes Fruitières, Légumières et Horticoles) organisent conjointement une conférence sur l’avenir de la filière fruits et légumes et des produits de qualité, suivie d’une dégustation de produits, au sein de la Représentation des Régions Aquitaine, Emilie-Romagne et Hesse à Bruxelles.

La contribution de l'UE à l'amélioration de l'accessibilité des territoires

Le 16 avril 2015
Marseille (France)
Ce séminaire réunira les Régions des différents bassins maritimes européens et les commissions géographiques de la CRPM. Il constitue le point d’orgue d’une "campagne" d’envergure pour l’accessibilité qui rythmera l’année 2015. Il permettra aux élus et experts régionaux de dialoguer avec les "policy makers" européens (les représentants des institutions communautaires) et avec les professionnels du transport.  Trois thématiques principales y seront débattues: Périphérie et handicaps pour l’accessibilité; Le transport maritime: une option durable que l’UE doit soutenir et Pour une armature portuaire européenne équilibrée.
En savoir plus : Contacter Anne Lezin

XXIII Session plénière de l'AREV

Du 16 au 18 avril 2015
Centre Vinicole de la Champagne, Chouilly (France)
A cette occasion, le réseau AREV (Assemblée des Régions Européennes Viticoles), dont l'Aquitaine est membre, procédera notamment à l'élection d'un nouveau Président.

Premier Comité régional de programmation des fonds européens 2014-2020 en Aquitaine

Le 30 avril 2015
Bordeaux (France)
Pour la période 2014-2020, la Région Aquitaine devient autorité de gestion pour les fonds européens destinés à cofinancer les projets locaux qui concourent aux objectifs de l'Union européenne 2020 pour "une croissance intelligente, durable et inclusive".

Journée portes ouvertes des institutions européennes

Le 9 mai 2015
Bruxelles (Belgique)
La Journée Portes Ouvertes offre une occasion traditionnelle pour le grand public de visiter les bâtiments des institutions européennes et d'en apprendre davantage sur l'UE.

Les 4èmes Assises européennes de la coopération décentralisée

Les 1 et 2 juin 2015
Bruxelles (Belgique)
Organisées conjointement par la Commission européenne (DG DEVCO) et le Comité des Régions, ces Assises représentent un moment de dialogue politique entre institutions européennes et autorités régionales et locales de l’Union européenne et des pays partenaires engagés dans des activités de coopération au développement. Elles sont une occasion privilégiée de débat entre les différents niveaux d’autorités, entre et avec les autorités locales et régionales.

Les Journées européennes du Développement 2015

Les 3 et 4 juin 2015
Bruxelles (Belgique)
Organisées par la Commission européenne, les Journées européennes du développement (JED) sont un forum de haut niveau sur le développement et la coordination internationale de l’aide. Cette 9ème édition constituera un des évènements phares de l’Année européenne du développement.

 

Appels à projets


Appels à propositions parus au Journal Officiel de l'Union européenne

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21 rue Montoyer - 1000 Bruxelles
Tél.: +32 2 318 10 45 - Fax: +32 2 310 10 39 - info@bureau-aquitaine.eu

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